Le Musée Fabergé à St-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg

Type: 
Musées
Durée: 
1,5h
Heures d'ouverture: 
Fermé le vendredi
Ce prix comprend: 
Entrée sans attente, Guide diplomé francophone
à partir de 30€ par personne

Parmis nos visites à Saint-Pétersbourg, le musée de Fabergé vous transportera à travers l’art et l’histoire de la Russie entre le XVIIIème siècle et le début du XXème siècle.

Un peu d’histoire...

Connu dans le monde entier, les oeufs de Fabergé, ont été créés par un très talentueux joaillier Karl Fabergé né à Saint-Pétersbourg le 30 mai 1846 , d’un père lui aussi joaillier et de Charlotte Jungstedt, de nationalité danoise.

Il vit une bonne partie de son enfance à St-Pétersbourg, puis ses parents vont vivre à Dresde. En 1864, Pierre-Karl part pour réaliser un voyage d’étude auprès d'orfèvres respectés en Allemagne, en France et en Angleterre. Il poursuit son voyage jusqu'en 1872 et revient à Saint-Pétersbourg à l’age de 26 ans où il y épouse Augusta Julia Jacobs.

Pierre-Karl Fabergé prend en main la maison Fabergé en 1870 et en 1882, il est désormais seul pour gérer la société. Il reçoit le titre de maître orfèvre, qui lui permet d'utiliser son propre poinçon en plus de celui de l'entreprise. Son frére, Agathon, qui est un excellent créateur et qui était resté à Dresde rejoint la maison Fabergé. Tous deux sont remarqués lors de l'exposition pan-russe qui a lieu à Moscou en 1882 par Alexandre III qui commande à Karl Fabergé des boutons de manchettes en forme de cigales.

Dès 1884 Fabergé devient le fournisseur de la Cour impériale, ce qui le place en concurrence directe avec le bijoutier suédois Bolin. Fabergé servira aussi sous Nicolas II et sera reconnu auprès des cours de Suède, Norvège, Angleterre, Thailande…

Karl Fabergé quitte la Russie suite à la révolution Russe en septembre 1918 et mourra deux ans plus tard à Lausanne.

Des bijoux et trésors sans pareil…

Fabergé dénigre la mode de l’époque, il créé des bijoux merveilleusement travaillés, fin, légers comparé à la mode “vieille Russie” qui fabrique à l’époque des bijoux de grandes taille et lourds.

Le tsar Alexandre III commande à Fabergé un bijou pour Pâques qu’il veut offrir à sa femme Marie Fiodorovna, Fabergé créé alors son premier oeuf en émail blanc que l’on ouvre pour y trouver une poule avec à l’intérieur une couronne et dans la couronne un petit oeuf en rubis. L'impératrice est emmerveillée et pour le tsar, cela devient une tradition de commander. chaque année, un oeuf au fameux joaillier Fabergé.

Après la mort d'Alexandre III en 1894, le dernier des tsars de Russie commande lui aussi des oeufs impériaux à Fabergé pour offrir à chaque Pâques à sa femme et sa mère. La collection de Fabergé est très riche, et on peut compter en tout cinquante-deux œufs impériaux tous travaillés avec des pierres semi-précieuses, comme la rhodonite, la bowenite, le cristal, l’agate, des métaux comme l’or de quatre couleur, et des pierres précieuses comme rubis et diamants. Chaque oeuf contenait une “ surprise” comme par exemple, pour le couronnement de Nicolas II en 1897, il fabrique un oeuf contenant une réplique miniature du carrosse impérial.

Pierre-Karl Fabergé est connu pour ses créations d'objets décoratifs raffinés : œufs, fleurs, bijoux, figurines, cadres, pendules, boîtes, etc. On lui passera commande des quatres coin du monde, Léopold de Rothschild, aimait offrir «Ces petites bricoles signées Fabergé qui font toujours plaisir» à ses amis et Edouard VII d'Angleterre, offrit à la reine Alexandra des reproductions miniatures des animaux de la ferme royale de Sandringham : en 1914, la «ménagerie» la plus chère du monde comptera plus de 350 pièces.

Le 2 avril 1917, Nicolas II, ne donnera pas le dernier oeuf confectionné par Karl Fabergé à sa femme, car lui et sa famille viennent d’étre arrètés par les bolcheviks! Les soviets vendrons les oeufs et la collection sera dispersée dans le monde entier.